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Et si… ?

Et si j'économisais 20, 50 ou 100 € par mois ?

Renoncer à 50 € par mois paraît dérisoire sur un mois. Sur vingt ans, la somme cumulée n'a plus rien de dérisoire. Voici le calcul, avec et sans placement.

Vingt euros par mois, c'est le prix d'un abonnement dont on ne se sert plus, ou l'écart entre deux forfaits mobiles. Sur un relevé bancaire, la ligne passe inaperçue. C'est précisément pour cela qu'elle survit des années.

L'objet de ce calcul n'est pas de culpabiliser sur de petites dépenses, ni de suggérer qu'il faudrait renoncer à tout. Il est de donner un ordre de grandeur : savoir ce que représente une économie mensuelle sur dix ou vingt ans permet de décider si l'effort en vaut la peine — ou s'il n'en vaut pas la peine, ce qui est une réponse tout aussi valable.

Simulateur d'économie mensuelle

Économie mensuelle

Un abonnement supprimé, un forfait renégocié, une assurance revue.

Laissé à 0 %, le résultat correspond à la somme strictement mise de côté, sans hypothèse d'aucune sorte.

Économisé sur 10 ans

6 000 €

Sans aucun placement : c'est la somme brute mise de côté.

Économisé sur 20 ans

12 000 €

Ajoutez un rendement ci-contre pour voir l'effet du placement.

Le cumul aux grandes échéances

  1. Dans 1 an

    Somme mise de côté

    600 €

  2. Dans 5 ans

    Somme mise de côté

    3 000 €

  3. Dans 10 ans

    Somme mise de côté

    6 000 €

  4. Dans 20 ans

    Somme mise de côté

    12 000 €

Ce que 50 € par mois représentent selon la durée
  • Après 1 an600 €
  • Après 5 ans3 000 €
  • Après 10 ans6 000 €
  • Après 20 ans12 000 €

Les résultats sont fournis à titre indicatif à partir des informations et hypothèses saisies. Ils ne constituent ni une offre bancaire, ni un conseil financier, fiscal ou patrimonial personnalisé.

Transparence

Comment ce résultat est-il calculé ?

Les étapes du calcul

  1. Sans hypothèse de rendement, le calcul est une simple multiplication : le montant mensuel, multiplié par douze, multiplié par le nombre d'années. C'est la lecture la plus prudente, et celle qui s'affiche par défaut.

  2. Si vous saisissez un rendement, il est converti en taux mensuel équivalent — celui qui, appliqué douze fois de suite, redonne exactement le rendement annuel indiqué.

  3. La somme est alors capitalisée par la formule de la valeur future d'une suite de versements constants, en supposant chaque versement effectué en fin de mois.

  4. Les quatre échéances affichées — 1, 5, 10 et 20 ans — sont calculées indépendamment les unes des autres à partir des mêmes paramètres.

Les conventions employées — taux mensuel, moment des versements, arrondis — sont détaillées sur la page méthodologie.

Ce qui est pris en compte

  • Le montant mensuel que vous indiquez
  • Une hypothèse de rendement, si vous en saisissez une
  • Le cumul à quatre échéances

Ce qui ne l'est pas

  • L'inflation : les montants sont exprimés en euros d'aujourd'hui
  • La fiscalité de l'épargne
  • Toute interruption ou variation du montant économisé
  • Les frais éventuels d'un placement

Un exemple concret

Une personne renégocie son assurance habitation et son forfait mobile, et dégage 50 € par mois. Elle ne change rien d'autre à ses habitudes.

Au bout de vingt ans, sans placer cet argent, elle aura mis de côté 12 000 €. Avec une hypothèse de rendement de 2,5 % par an, le capital estimé atteindrait 15 502 €.

L'intérêt de cet exemple tient au type d'économie réalisée. Renégocier un contrat est un geste unique, qui produit son effet chaque mois sans effort renouvelé — au contraire d'une privation quotidienne, beaucoup plus difficile à tenir sur vingt ans.

Les limites de cette simulation

  • Les montants sont exprimés en euros d'aujourd'hui. Sur vingt ans, l'inflation réduit ce que la somme cumulée permettra réellement d'acheter.
  • Le calcul suppose une économie parfaitement régulière, jamais interrompue. C'est rarement le cas dans la durée.
  • Une économie n'a de sens que si elle ne dégrade pas votre quotidien au point d'être abandonnée au bout de six mois.
  • Le rendement, si vous en saisissez un, est supposé constant. Aucun placement ne se comporte ainsi.
  • Le calcul ignore la fiscalité et les frais, qui réduisent le résultat d'un placement réel.

À retenir

  • Une économie récurrente vaut mieux qu'une privation ponctuelle : elle produit son effet sans effort renouvelé.
  • Les dépenses les plus faciles à réduire sont celles qu'on a cessé de remarquer : abonnements, forfaits, assurances.
  • Sans placement, le cumul reste une simple multiplication — c'est déjà souvent suffisant pour trancher.
  • Vérifier ses prélèvements récurrents une fois par an suffit à repérer l'essentiel.
  • Une économie qui rend le quotidien pénible ne tient pas dans la durée, et ne produira donc jamais le résultat affiché.

Questions fréquentes

Une économie de 20 € par mois, est-ce que ça vaut l'effort ?

Sur un mois, non. Sur vingt ans, 20 € mensuels représentent 4 800 € mis de côté sans aucun rendement. L'intérêt du calcul n'est pas de culpabiliser sur de petites dépenses, mais de donner un ordre de grandeur pour décider en connaissance de cause.

Faut-il ajouter un rendement au calcul ?

Vous pouvez laisser le rendement à 0 % : le résultat correspond alors à la somme strictement mise de côté, sans hypothèse d'aucune sorte. C'est la lecture la plus prudente, et souvent la plus parlante.

Où trouver ces économies mensuelles ?

Le plus souvent dans les dépenses récurrentes plutôt que dans les achats ponctuels : un abonnement inutilisé, un forfait renégocié, une assurance revue. Ces postes se traitent une fois et produisent leur effet chaque mois, sans effort renouvelé.

Cette simulation tient-elle compte de l'inflation ?

Non. Les montants sont exprimés en euros d'aujourd'hui, sans revalorisation ni érosion. Sur vingt ans, l'inflation réduit ce que la somme cumulée permettra réellement d'acheter : la simulation dédiée à l'inflation le chiffre.

Pour aller plus loin