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Le site

Méthodologie

Comment les résultats sont calculés, quelles conventions sont retenues, et ce qu'une estimation ne pourra jamais être.

Une estimation n'est pas une prévision

C'est la distinction la plus importante de cette page. Une estimation répond à la question « que se passerait-il si ces hypothèses se vérifiaient ? ». Une prévision affirmerait que ces hypothèses vont se vérifier.

BancoFinance ne produit que des estimations. Un taux de rendement, une évolution de prix ou une inflation future ne sont pas connus, et aucun modèle ne les connaît. Ce que les simulateurs font, c'est calculer rigoureusement les conséquences d'hypothèses que vous choisissez.

Conventions de taux

Deux conventions différentes sont appliquées, parce que l'usage français est lui-même différent selon qu'il s'agit d'un crédit ou d'un placement.

  • Crédit : le taux nominal annuel est divisé par douze pour obtenir le taux mensuel, dit proportionnel. C'est la convention des tableaux d'amortissement bancaires.
  • Épargne : le rendement annuel est traité comme un taux effectif. Le taux mensuel appliqué est sa racine douzième, c'est-à-dire celui qui, appliqué douze fois, redonne exactement le rendement annoncé.

Utiliser la même convention pour les deux introduirait un biais systématique dans les comparaisons entre un crédit et un placement — précisément le cœur de plusieurs simulateurs du site.

Moment des versements

Les versements d'épargne sont supposés effectués en fin de mois : le premier ne produit d'intérêts qu'à partir du mois suivant. C'est l'hypothèse la moins favorable des deux possibles, donc la plus prudente. Un versement en début de mois donnerait un résultat légèrement supérieur.

Formules employées

  • Mensualité de crédit : annuité constante, soit le capital multiplié par le taux mensuel, divisé par un moins (un plus le taux mensuel) élevé à la puissance moins le nombre d'échéances. À taux nul, la mensualité est le capital divisé par le nombre d'échéances.
  • Échéancier : reconstitué mois par mois. Chaque échéance couvre d'abord les intérêts du mois écoulé, calculés sur le capital restant dû ; le solde amortit le capital.
  • Capital restant dû : formule fermée, plus fiable qu'une accumulation mois après mois qui propagerait les erreurs d'arrondi.
  • Valeur future d'un capital : intérêts composés, soit le capital multiplié par (un plus le rendement) élevé à la puissance du nombre d'années.
  • Valeur future de versements : le versement multiplié par ((un plus le taux mensuel) élevé à la puissance du nombre de versements, moins un), divisé par le taux mensuel.
  • Pouvoir d'achat : le montant divisé par (un plus l'inflation) élevé à la puissance du nombre d'années.
  • Décote d'un véhicule : la valeur multipliée chaque année par un moins le taux de décote.

Assurance emprunteur

Lorsqu'elle est prise en compte, la cotisation est calculée sur le capital emprunté au départ et reste constante sur toute la durée — mode de calcul le plus répandu des contrats de groupe bancaires. Un contrat calculé sur le capital restant dû coûterait moins cher, surtout en fin de prêt.

Arrondis

Aucun montant n'est arrondi pendant le calcul. Les euros circulent en pleine précision et ne sont arrondis qu'au moment de l'affichage. Arrondir à chaque étape ferait dériver un échéancier de plusieurs euros sur vingt ans.

Une exception : la dernière échéance d'un crédit solde le prêt exactement, en absorbant le résidu de quelques centimes plutôt que de le laisser en suspens.

Comparaisons A / B : la règle d'équilibre

Dans toute comparaison entre deux scénarios, celui qui décaisse moins à un instant donné place la différence au rendement que vous indiquez. Sans cette règle, le scénario le moins dépensier paraîtrait artificiellement gagnant, puisque son argent disparaîtrait du calcul.

Une précision technique importante sur la comparaison entre achat et location : la mensualité de crédit compte entièrement comme une sortie d'argent côté acheteur. Sa part de capital est en effet déjà comptée du côté du patrimoine, dans la valeur du bien diminuée de la dette. La retrancher aussi des dépenses reviendrait à la compter deux fois — c'est l'erreur la plus répandue des comparateurs achat-location.

D'où viennent les valeurs par défaut

Aucune valeur proposée par défaut n'est un taux relevé sur le marché à une date donnée. Ce sont des points de départ neutres, choisis pour être plausibles et faciles à remplacer.

Valeurs de départ des simulateurs, et leur justification
ParamètreDéfautPourquoi cette valeur
Taux d'intérêt annuel du crédit3,5 %Valeur d'illustration, ni relevée ni prévue. Remplacez-la par le taux que votre banque vous propose réellement, ou par celui figurant sur votre offre de prêt.
Taux d'intérêt annuel du crédit6 %Valeur d'illustration. Un crédit à la consommation est généralement plus cher qu'un crédit immobilier ; le taux exact figure sur votre contrat, sous l'intitulé TAEG.
Taux annuel de l'assurance emprunteur0,34 %Le calcul applique ce taux au capital emprunté au départ, mode le plus courant des contrats de groupe bancaires. Certains contrats l'appliquent au capital restant dû, ce qui coûte moins cher en fin de prêt.
Frais d'acquisition8 %Frais dits « de notaire », garantie et frais de dossier réunis, exprimés en part du prix. Ils sont nettement plus faibles dans le neuf que dans l'ancien : votre notaire vous donnera le chiffre exact.
Évolution annuelle du prix du logement1 %Hypothèse volontairement prudente. Les prix de l'immobilier montent, stagnent ou baissent selon les périodes et les villes : mettez 0 % pour un scénario sans hausse, ou une valeur négative pour tester une baisse.
Évolution annuelle du loyer2 %La révision d'un loyer en cours de bail est encadrée et indexée : le pourcentage retenu ici est une hypothèse de long terme, à ajuster selon votre bail.
Rendement annuel de l'épargne2,5 %À saisir net d'impôts et de prélèvements sociaux. Un rendement passé ne garantit rien pour l'avenir : cette valeur sert à explorer un scénario, pas à annoncer un résultat.
Inflation annuelle2 %Valeur retenue par référence à l'objectif de stabilité des prix de la Banque centrale européenne, fixé à 2 % à moyen terme. L'inflation constatée s'en écarte, parfois beaucoup.
Décote annuelle du véhicule12 %La perte de valeur dépend fortement du modèle, du kilométrage et du marché de l'occasion. Consultez les annonces pour un véhicule comparable au vôtre afin d'estimer votre propre décote.

Une seule de ces valeurs cite une source : l'inflation, par référence à l'objectif de stabilité des prix de la Banque centrale européenne. Pour toutes les autres, aucune source n'est invoquée, parce qu'aucune ne publie ces chiffres. Attribuer une source à une valeur que personne n'énonce serait une fausse caution.

Rendement net : un choix assumé

Tous les champs de rendement sont à saisir nets d'impôts et de prélèvements sociaux. Ce n'est pas une facilité : la fiscalité dépend de l'enveloppe choisie, de la durée de détention et de votre situation personnelle, et elle évolue. Un champ que vous maîtrisez vaut mieux qu'un modèle fiscal qui serait faux pour une bonne partie des lecteurs — et qui deviendrait obsolète sans prévenir.

Ce que les simulateurs ne modélisent jamais

  • La fiscalité, pour la raison exposée ci-dessus.
  • Les frais d'un placement, qui varient d'un contrat à l'autre.
  • La variabilité réelle des rendements : ils sont supposés constants, ce qu'aucun placement n'est.
  • Les événements imprévus : panne, sinistre, changement de situation.
  • Tout ce qui n'est pas financier — stabilité, mobilité, sécurité, tranquillité — et qui pèse souvent davantage que l'écart chiffré.

Vérification et correction

Les formules sont publiées sur chaque page de simulation, précisément pour permettre leur contrôle. Un jeu de vérifications automatiques compare par ailleurs les résultats du site à des cas de référence calculés indépendamment, à chaque modification du code.

Si vous constatez un écart, signalez-le par la page contact en précisant les valeurs saisies. Toute erreur confirmée est corrigée, et la date de mise à jour de la page concernée est modifiée en conséquence.

Sources officielles citées sur le site