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Guide

Comment calculer le coût réel d'un crédit ?

Le coût d'un crédit ne se lit nulle part en un seul chiffre sur un relevé. Il se calcule — et le calcul tient en une soustraction, à condition de savoir quoi soustraire.

Une calculatrice posée sur des billets et des tickets de caisse, sur un plan de travail clair.
Photo Jakub Żerdzicki, Unsplash.

Publié le 10 août 2026 · 8 min de lecture

Un emprunteur connaît en général sa mensualité par cœur et ignore le coût total de son crédit. Ce n'est pas un manque d'attention : l'un est rappelé tous les mois par le prélèvement, l'autre ne figure que sur l'offre de prêt, lue une fois, il y a plusieurs années.

La formule de base

Le coût d'un crédit se calcule par une soustraction : la somme de tout ce que vous versez, moins le capital que vous avez emprunté.

Le calcul en quatre étapes

  1. Multipliez la mensualité par le nombre d'échéances

    Une mensualité de 1 160 € sur 240 mois représente 278 400 € versés. Prenez la mensualité hors assurance si vous voulez isoler le coût du prêt lui-même.

  2. Soustrayez le capital emprunté

    Sur un emprunt de 200 000 €, il reste 78 400 €. C'est le coût des intérêts.

  3. Ajoutez le coût total de l'assurance

    Une cotisation de 57 € par mois pendant 240 mois représente 13 680 € supplémentaires.

  4. Ajoutez les frais initiaux

    Frais de dossier et coût de la garantie — caution ou hypothèque — figurent sur l'offre de prêt et s'ajoutent au total.

Pourquoi les intérêts sont si élevés au début

Chaque mensualité couvre d'abord les intérêts du mois écoulé ; ce qui reste amortit le capital. Or les intérêts se calculent sur le capital restant dû, qui est à son maximum au premier mois.

Conséquence directe : sur un prêt de vingt ans, la première mensualité est composée majoritairement d'intérêts, et la dernière presque uniquement de capital. C'est aussi ce qui explique qu'un remboursement anticipé rapporte beaucoup plus dans les premières années que dans les dernières.

Ce que le coût total ne dit pas

Un coût total de 78 400 € sur vingt ans est un chiffre exact, mais il additionne des euros de 2026 et des euros de 2046, qui n'ont pas la même valeur. L'inflation érode la valeur réelle des mensualités futures : la dernière échéance d'un prêt de vingt ans pèse, en pouvoir d'achat, nettement moins que la première.

Cela ne rend pas le crédit gratuit, ni le calcul inutile. Cela signifie que le coût total est un majorant : il surestime légèrement l'effort réel, d'autant plus que la durée est longue.

Les trois postes qu'on oublie

  • La garantie. Caution d'un organisme ou hypothèque, elle est obligatoire et représente un montant significatif, parfois partiellement restituable en fin de prêt selon la formule.
  • Les frais de dossier. Négociables dans bien des cas, ils sont réglés une fois et entrent dans le TAEG.
  • Les produits associés. Certaines conditions tarifaires sont accordées en contrepartie de la domiciliation des revenus ou de la souscription de services. Leur coût annuel s'ajoute au budget, même s'il ne figure pas dans le TAEG.

Où trouver le coût total de mon crédit en cours ?

Sur votre offre de prêt initiale, qui mentionne obligatoirement le coût total du crédit. Votre espace bancaire en ligne affiche généralement le capital restant dû et le tableau d'amortissement, à partir desquels le calcul se refait facilement.

Un crédit à 0 % est-il réellement gratuit ?

Il l'est si le TAEG est effectivement de 0 % et qu'aucun frais de dossier n'est facturé. Vérifiez ce point : un financement présenté comme gratuit peut comporter des frais qui le rendent équivalent à un crédit à taux réduit.

Le coût des intérêts est-il déductible des impôts ?

La déductibilité dépend de la nature du bien financé et du régime fiscal applicable, qui évoluent. Ce site ne reproduit aucune règle fiscale : renseignez-vous auprès de l'administration fiscale ou d'un professionnel pour votre situation.

Les simulations correspondantes